Information du Bureau de la Santé Animale (de la DGAL)

La déclaration de ruches 2016 : du 1er septembre au 31 décembre 2016

Contexte :

Tout apiculteur est tenu de déclarer chaque année les colonies d’abeilles dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre d’une part et leurs emplacements d’autre part (article 33 de la loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement et article 11 de l’arrêté du 11 août 1980 relatif au dispositif sanitaire de lutte contre les maladies des abeilles). La déclaration est obligatoire dès la première colonie détenue.

Situation actuelle:

Nouveaux foyers détectés hors de la zone de surveillance : à la fin du mois de juillet 2016, quatre nouveaux foyers d’infestation par Aethina tumida (petit coléoptère des ruches), correspondant à quatre ruchers d’un même apiculteur, ont été identifiés, avec présence d’adultes et de larves. Ils sont situés à plus de 100km de la zone de protection établie autour des foyers connus dans la pointe de la Calabre.

Pour avoir les informations sur ces cas et pour connaître à tout moment l’état de la situation sur l’infestation à Aethina tumida en Italie, veuillez consulter le site de la plateforme d’épidémio-surveillance, http://www.plateforme-esa.fr/ et la rubrique dédiée à ce sujet http://www.plateforme-esa.fr/node/35769

Le risque sanitaire est permanent dans les ruchers; tout apiculteur doit pouvoir renouveler et actualiser ses connaissances afin d'agir au mieux.

Les formations sanitaires apicoles ont pour objectif de rendre les apiculteurs plus pertinents dans la reconnaissance des symptômes et l’établissement d’un diagnostic sur l’état de leurs colonies, ainsi que dans le choix des traitements ou des actions à réaliser pour le maintien de la qualité des colonies et des produits de la ruche. En fonction de la localisation de la formation, la FNOSAD mettra en contact le formateur et l’organisateur. La prestation et les frais d'intendance (déplacements, repas, hébergement,..) sont à la charge des structures demandeuses. Le formateur dispose d’un ordinateur portable qui lui permet de réaliser des présentations claires et illustrées.

registre elevageParu au JO du 25 juin 2000, applicable depuis le 30 juin 2000, il est obligatoire pour tout éleveur d'animaux dont la chair ou les produits sont susceptibles d'être consommés après commercialisation. L'apiculteur est donc directement concerné. Il doit être conservé par le producteur 5 ans minimum après l'enregistrement de la dernière information.

Conséquence évidente : le producteur est responsabilisé encore plus que par le passé.
Si un échantillon de son miel est contrôlé et qu'il présente, par exemple pour un polluant donné, un taux supérieur à la LMR, il sera tenu de s'en expliquer et encourt des sanctions pénales.

Ex : présence de Coumaphos à un taux supérieur à 100 µg

En organisant des journées d’étude sur des sujets préoccupants pour la santé des abeilles, la Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales a montré qu’elle reste un acteur majeur du sanitaire apicole sur notre territoire.

La conférence de presse d’ouverture le vendredi 9 octobre, en présence de Patrick LABAUNE , président du Conseil Départemental de la Drôme et de Marlène MOURRIER maire de Bourg-lès-Valence fut l’occasion pour le président Jean-Marie BARBANCON de rappeler les enjeux des ces rencontres tant la survie des abeilles est menacée.